Le procès des meurtriers présumés d’un étudiant d’”Annahj addimocrati el Qaïdi”, qui poursuivait ses études à la Faculté de droit relevant de l’Université Moulay Ismaïl de Meknès, a été reporté au 3 juillet prochain par la première chambre pénale près la Cour d’appel de Meknès pour convocation des témoins.
Cette affaire remonte au 22 mai de l’année précédente, quand les services de la police ont découvert le cadavre de l’étudiant Snioui Mohamed Taher (23 ans), qui avait été victime d’une attaque à l’arme blanche perpétrée, au quartier Sidi Said près de la Faculté de droit, par des inconnus qui ont pris la poudre d’escampette.
Suite à la découverte du cadavre de la victime dans un terrain vague proche de la Faculté de droit, les investigations immédiatement entamées par les services de police de Meknès ont abouti, dans un premier temps, à l’interpellation de quatre étudiants, puis de 11 autres lors d’une descente effectuée dans un domicile situé au quartier Zitoune.
«Six parmi ces derniers se sont révélés être les auteurs présumés de l’homicide », ajoute une source judiciaire, faisant savoir que lors de cette opération, il a été procédé également à la saisie d’un lot d’armes (gourdins, coutelas, barres de fer, haches, chaînes et autres). Selon la même source, il s’agit d’un acte de règlement de comptes entre des groupes d’étudiants à l’Université Moulay Ismaïl notamment “Annahj Addimocratie el Qaïdi” et le “Mouvement culturel amazigh”.
Sont poursuivis également dans le cadre de cette affaire des étudiants d’annahj addimocrati pour possession d’armes dangereuses constituant une menace pour l’ordre public.
Au moment où se déroulait le procès des meurtriers présumés de l’étudiant Snioui Mohamed Taher, en présence d’avocats représentant les barreaux de plusieurs villes du Royaume et d’Algérie, des membres du Mouvement culturel amazigh manifestaient devant la cour d’appel.
Cette manifestation, au cours de laquelle ont été brandis des slogans appelant à la «libération immédiate et inconditionnelle» de ces étudiants et dénoncer l’ « arrestation arbitraire » de leurs collègues, a été marquée par la levée des couleurs du mouvement amazigh.
A rappeler qu’au début mai 2006, un étudiant avait été tué et six autres blessés dans un accrochage entre étudiants appartenant aux deux mouvements à la cité universitaire d’Errachidia. Cet accrochage, marqué par l’usage d’armes blanches et de barres de fer, a engendré le décès du jeune étudiant, Abderrahmane El Hassnaoui né en 1982, qui poursuivait ses études en géophysique (4ème année) à la Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia, relevant de l’Université Moulay Ismaïl de Meknès.
Liberation